par Clément Carpentier (Photo : ROMUALD MEIGNEUX)

L

a ville souhaite attirer de nouvelles entreprises en vantant les mérites de la future ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Paris.

« La LGV n’est pas un aboutissement » prévient tout de suite Virginie Calmels au côté de Guillaume Pépy. Pour l’adjointe au maire de Bordeaux en charge de l’économie, la mise en service de la ligne à grande vitesse est avant tout « un incroyable coup d’accélérateur ». La ville espère créer des milliers d’emplois grâce à la LGV.

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100.000 emplois d’ici 2030

D’ailleurs, le président de la SNCF fait la comparaison avec l’arrivée du TGV entre Lyon et Paris en 1981. Pour lui, il faut « inventer la vie qui va avec cette ligne Océane » et surtout remplir les bureaux d’Euratlantique, le plus gros projet d’urbanisme de l’histoire de Bordeaux (2,2 millions de mètres carrés à commercialiser).

Les principaux bâtiments qui se construisent autour de la gare doivent « permettre aux acteurs économiques de se mobiliser » rappelle Virginie Calmels. D’ici 2019, 4.500 emplois vont être créés grâce à ce projet. De grandes sociétés (LISEA, BNP Paribas, Engie, Fayat ou encore Orange) comptent rapidement s’y installer. L’adjointe à la mairie de Bordeaux insiste sur le fait qu’il ne « faut pas que des transferts d’emplois mais aussi des créations ». L’objectif final est de créer 100.000 emplois d’ici 2030.

Le bâtiment de Clairsienne sur le périmètre de Bordeaux-Euratlantique accueillera des logements et des bureaux

Le bâtiment de Clairsienne sur le périmètre de Bordeaux-Euratlantique accueillera des logements et des bureaux – Clairsienne

 

 

La LGV, un atout considérable !

Alors comment remplir cet objectif ? Eh bien, la ville et la métropole veulent bien sûr jouer sur l’effet TGV (2h05 entre Paris et Bordeaux au lieu de 3h15 au mieux aujourd’hui). En attendant la mise en service, le 2 juillet 2017, il faut vanter tous les avantages possibles de cette nouvelle ligne aux entrepreneurs notamment parisiens.

 

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Pour Guillaume Pépy, c’est « un TGV à très haute fréquence » (18,5 allers/retours par jour). Il ajoute qu’avec « les nouvelles rames » en termes de voyageurs « on pourra mettre trois airbus dans un train ». Le président de la SNCF a aussi annoncé la mise en place d’un train réservé aux entrepreneurs. Le but est de leur montrer les atouts de la LGV et d’une ville comme Bordeaux. En revanche, il n’a pas donné d’informations sur la nouvelle grille tarifaire affirmant que « des études clients étaient en cours. Rendez-vous au début de l’année. »

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Des problèmes à résoudre

Si la LGV peut jouer le rôle de catalyseur, Virginie Calmels a justement souligné que « son effet ne suffit pas » pour atteindre les objectifs de créations d’emplois. Elle a d’ailleurs identifié « les problèmes qui freinent certains à venir investir même si Bordeaux a énormément d’atouts ». Le premier d’entre eux reste la congestion routière car le TGV va peut-être attirer de nouvelles personnes, il ne réglera pas cette difficulté.

L’autre souci, c’est l’emploi pour le conjoint. Selon Virginie Calmels, il y a « une vraie problématique notamment pour les femmes ». Elle souhaite donc organiser des journées de rencontre comme ce vendredi entre tous les acteurs : la ville, Euratlantique, les entrepreneurs et la SNCF car aujourd’hui le « compte à rebours est bel et bien lancé. »

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