Photo : Déjeuner avec la pépinière Aquitaine Pionnières 

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a lutte contre le chômage à Bordeaux passe nécessairement par une dynamisation de l’activité économique, le renforcement de l’accompagnement de la création d’entreprises et le soutien aux projets d’entrepreneuriat.

Les politiques de soutien à l’entrepreneuriat représentent un effort financier de 589 K€ de la part de la Ville, et de 65 K€ de la part de la Métropole.

Pépinières et filières d’innovation

Le premier outil à disposition de la Ville de Bordeaux sont ses trois pépinières, qui représentent pour la collectivité un effort financier annuel de 6 M€ d’investissement et de 239 K€ de fonctionnement, déduction faite des recettes.

Ces pépinières remportent un véritable succès : j’en veux pour preuve leur taux de remplissage exceptionnel de 89 %, soit 62 entreprises hébergées pour une capacité d’accueil de 70 entreprises. Les 10 % restant sont le fait du turn-over des entreprises et représentent une marge frictionnelle que nous nous attachons à réduire. Les pépinières de la Ville, à l’origine de près de 150 emplois, sont au nombre de trois :

  • la pépinière artisanale et de services Sainte Croix (500 m² environ pour 5 bureaux et 4 ateliers)
  • la pépinière éco-créative des Chartrons (850 m² environ) dédié aux activités créatives et numériques,
  • et la pépinière « Le Campement » (1000 m²) pour des entreprises porteuses de valeurs d’innovation d’usage et de développement durable.

Elles conjuguent leur action avec deux hôtels d’entreprises : l’hôtel d’entreprises Brazza rue du Commandant Cousteau en Zone France urbaine et l’hôtel d’entreprises Bassins à flots numériques (500 m² dans le bâtiment G2), ainsi qu’avec un espace de travail collaboratif, le NODE rue des Douves, qui accueille sur 280 m² 200 professionnels du numérique.

La métropolisation permettra de démultiplier les effets de la politique des pépinières. J’ai ainsi récemment eu l’occasion d’inaugurer la pépinière d’entreprises Newton, au sein du technopôle de Bordeaux Technowest présidé par Jacques MANGON et consacré essentiellement au secteur des green tech, soit des entreprises participant au développement durable et de la croissance verte. Il s’y trouve aujourd’hui 7 entreprises, créatrices d’une vingtaine d’emplois extrêmement qualifiés, et qui toutes à leur manière révolutionnent le monde et repoussent les frontières de l’innovation économique.

La Cité numérique, qui sera l’une des plus grandes pépinières d’Europe consacrée au numérique avec 27 000 m2, dont 20 000 m2 de bureaux pour accueillir 1 000 personnes, constitue par ailleurs un très fort argument de promotion de notre territoire pour attirer les talents et les investisseurs. Sa spécificité est de trouver aujourd’hui un véritable modèle économique intéressant au premier chef les investisseurs privés. S’assurer d’une véritable rentabilité économique est ainsi au cœur de notre projet, afin d’éviter tout phénomène d’engouement ou de bulle numérique.

La Métropole soutient ainsi activement les technopoles et les filières créatrices d’activités économiques innovantes, pour une participation à hauteur de 1,5 M€ aux frais de fonctionnement des diverses institutions du paysage de l’innovation métropolitaine : Technowest (400 K€), Unitec (170 K€), ADI (100 K€), dont je suis administratrice, BGI (420 K€ hors attractivité), où je siège également au conseil d’administration.

Le soutien aux pôles de compétitivité représentera un effort de 255 K€ pour la Métropole en

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2016. 180 K€ seront alloués au pôle de compétitivité Aerospace Valley, dont je suis administratrice, qui participe d’une relation interrégionale avec le Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, et permettra à la Métropole de renforcer sa position de leader international dans le domaine de l’aéronautique, de l’espace et des systèmes embarqués. Il représente un potentiel de 42 000 emplois, avec aujourd’hui plus de 600 entreprises, dont 30 établissements de grands groupes et 250 sous-traitants.

Quant à la SEM de la Route des Lasers, qui est en passe de devenir un pôle mondial de référence de ces technologies, notamment autour du Laser MégaJoule, la Métropole lui accordera en 2016 une subvention de 55 K€ : elle représente un potentiel de 1 300 emplois autour de 70 entreprises de très hautes technologies et de 600 chercheurs.

Je tiens ici à saluer l’action de Marc LAFOSSE, conseiller municipal délégué à l’innovation et à l’industrie, qui met toute son énergie et son talent à défendre ces sujets essentiels à la croissance de notre Métropole.

 

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