COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Virginie Calmels
Présidente de DroiteLib
L

e cœur, la raison, la France

 

Il est de notoriété publique que je partage la vie de Jérôme Chartier. Je veux ici saluer sa loyauté, sa fidélité et son courage aux côtés de François Fillon qu’il accompagne depuis plus de 20 ans.

Engagée en politique depuis moins de trois ans, après 20 ans passés en entreprise, mon objectif était simple : avec une expérience et une expertise différentes, issue de la société civile, tenter d’apporter ma pierre à l’édifice de l’intérêt général. Tête de liste aux régionales en Nouvelle Aquitaine j’ai fédéré des soutiens à mon profil atypique et c’est ainsi qu’est né le mouvement Droitelib. Vis à vis de tous ceux qui me font confiance je me dois aujourd’hui de m’exprimer.

Le spectacle de cette campagne présidentielle donne la nausée. La violence du débat public est inouïe.

Hier matin j’ai exprimé à François Fillon mon analyse. Il est désormais confronté à une double réalité :

– il ne peut plus aujourd’hui faire campagne sereinement en exposant son projet et ses idées, compte tenu du feuilleton judiciaire qu’il subit

– il n’est plus le candidat du rassemblement suite aux départs successifs au sein de sa propre famille politique. Et la manifestation de dimanche organisée en réalité par les équipes de «sens commun», ne peut que risquer de confirmer cet état de fait, voire entraîner des réactions qui conduiront à des débordements.

Enfin, nous sommes nombreux à craindre l’accession au pouvoir de Madame Le Pen qui provoquerait instantanément, entre autre, une hausse des taux d’intérêt, un retrait des investissements étrangers et une dévaluation de la monnaie et donc un appauvrissement de tous les épargnants Français. Et pourtant elle n’a jamais été aussi proche du pouvoir, a fortiori face à un Emmanuel Macron, héritier de François Hollande dont les français ne veulent plus.

Je ne peux que saluer le courage et la force de caractère de François Fillon qui montre une capacité de résistance dans la tempête hors du commun.

Première adjointe au Maire de Bordeaux, j’ai fait campagne aux côtés d’Alain Juppé à la Primaire, auprès de qui je suis fidèle et loyale. A sa demande, je représente les juppéistes au Comité Politique présidé par Gérard Larcher.

Mais aujourd’hui, à l’heure du délitement de notre pays et du triste spectacle qu’offre cette campagne à tous, il n’y a plus de fillonistes, de juppéistes ou de sarkozistes, il y a des hommes et des femmes de bonne volonté qui croient en un projet de redressement de la France et qui aspirent à sa mise en œuvre en faisant triompher les valeurs de la Droite et du Centre à la prochaine présidentielle.

Si François Fillon ne peut plus poursuivre ce combat, c’est Alain Juppé arrivé second à la Primaire qui en aura la légitimité en portant le projet qui a été plébiscité par 4,3 millions de votants, c’est à dire le tronc commun entre les projets des différents candidats. J’ai souvent souligné que le projet de François Fillon et le projet d’Alain Juppé étaient très proches, voire identiques sur une très large part. Il me semble que c’est LA condition indispensable au rassemblement de notre famille.

Je ne crois pas aux initiatives individuelles ou aux démarches personnelles, c’est pourquoi j’aspire à ce que François Fillon, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy se retrouvent afin d’évoquer la situation et que chacun, en Homme d’État, puisse prendre ses responsabilités.

Virginie Calmels

 

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