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ette relations privilégiée avec les acteurs économiques s’est notamment illustrée de manière remarquable dans le secteur du numérique, avec la labellisation French Tech de Bordeaux en novembre 2014. Avec Alain TURBY, Conseiller métropolitain délégué à la Métropole numérique, nous considérons en effet que disposer d’un écosystème numérique performant est une condition nécessaire au développement économique de Bordeaux, pour deux raisons :

la première est que le numérique est l’un des secteurs d’excellence de notre Métropole, où nous disposons d’un véritable gisement de croissance potentielle ;

la deuxième raison, qui est sans aucun doute la plus fondamentale, est qu’un développement harmonieux du secteur du numérique permet de créer des infrastructures nécessaires à l’augmentation de l’activité de tous les acteurs économiques.

Je tiens ainsi à souligner l’importance de la récente convention signée entre la Métropole et Orange pour le déploiement de la fibre et qui permettra, dès fin 2017, d’atteindre une couverture en Très Haut Débit de 90 % du territoire de la Ville, et de 100 % du territoire de la Métropole à l’horizon 2020.

La rapidité de ce déploiement propulsera Bordeaux au premier rang des villes digitales et hyperconnectées : elle se trouve au fondement de notre ambition de faire de Bordeaux l’une des capitales de l’économie numérique en Europe. Ainsi, les infrastructures que nous déploierons dans les deux prochaines années permettront demain de transporter l’ultra-haut-débit, dans un horizon de plusieurs décennies. Elles constitueront la base de nouveaux réseaux, au service par exemple de l’Internet des objets, l’un des plus grands réservoirs identifiés de croissance de l’économie numérique en France.

Le numérique représente par conséquent un effort budgétaire conséquent de la politique de développement économique de la Métropole, à hauteur de 480 K€ pour 2016, dont 245 K€ pour le réseau French Tech. La labellisation French Tech est le fruit d’un effort commun, auquel Bordeaux a beaucoup contribué, notamment dans le cadre :

  • du lancement du site et de la base de données French Tech en 2015,
  • de la structuration du Réseau des Accompagnateurs de la French Tech, dont les pépinières de la Ville sont partie prenante au même titre que les autres structures d’accompagnement,
  • de l’intermédiation entre les start-ups et des investisseurs comme Google Ventures ou Kima Ventures, ou encore dans le cadre du Quai des Entrepreneurs,
  • de l’émergence d’accélérateurs sur le territoire, à l’image d’Hemera, créée par des chefs d’entreprise de Bordeaux Entrepreneurs, ou 1Kubator qui, après avoir démarré à Lyon, a choisi Bordeaux pour s’implanter avant de se déployer sur toutes les métropoles FrenchTech,
  • ou enfin de la facilitation de l’accès aux marchés publics de la Ville, avec une priorité : se en compte de l’innovation dans les achats publics.

Cette structuration du secteur du numérique porte ses fruits : notre réseau French Tech est à l’origine d’une forte attractivité tant pour les talents que pour les entreprises : il est le plus visible en France sur les réseaux sociaux. Plus important, le dynamisme du secteur est très important : en un an, nous avons plus que doublé l’intensité de l’investissement en passant de 18 dossiers de Bourses French Tech soutenus par BPI à hauteur de 371 K€ en 2014, à 34 dossiers à hauteur de 786 K€ en 2015.

Le développement des levées de fonds est également un signe marquant : l’entreprise Immersion, leader européen de la réalité virtuelle, a ainsi signé la première cotation sur Alternext en 2016 avec une levée de fonds à 2,5 M€.

Cette volonté de co-construire avec les acteurs économiques des outils qui leur soient directement utiles et adaptés à leurs attentes s’exprime on ne peut mieux dans l’événement de la Grande Jonction qui aura lieu demain. Cet événement unique en son genre, financé par la Ville de Bordeaux à hauteur de 80 K€, permet quant à lui de montrer toute la pertinence que les outils, les méthodes développés par les entreprises innovantes du numérique, peuvent avoir pour l’ensemble des acteurs économiques. C’est une façon de prendre toute la mesure de la numérisation de l’économie, d’acter le fait qu’il n’y a plus une économie traditionnelle dûment séparée d’un secteur numérique, mais des acteurs déployant des stratégies au cœur d’une économie irriguée par le numérique.

Plus de 50 intervenants locaux et internationaux se relaieront pour accompagner les entrepreneurs et les entreprises dans leur transformation numérique, partager des cas concrets de création de valeur par le numérique, et développer des opportunités d’affaires. 2 000 managers, dirigeants, entrepreneurs sont déjà inscrits, dont plus de 50% de nouveaux contacts par rapport aux précédentes éditions. Vous pouvez constater la dynamique et l’engagement de l’éco-système à Bordeaux !

 

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