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nspirée de la plateforme lyonnaise Tuba, Bordeaux Métro Pulse veut usiner les startups parrainées par de puissants groupes en soumettant leurs innovations à l’épreuve du grand public.

L’inauguration, jeudi 10 novembre, de Bordeaux Métro Pulse, un espace de 160 mètres carré dédié aux startups hébergé dans les locaux du groupe La Poste, dans le quartier Bordeaux-Mériadeck, marque une nouvelle étape dans le développement de la French Tech dans la capitale régionale. Bordeaux Métro Pulse se présente comme un incubateur où les startups vont pouvoir enrichir leur réseau mais surtout éprouver la solidité de leur modèle économique.

« Bordeaux Métro Pulse est un lieu ouvert où les habitants de la Métropole ou encore les étudiants sont invités à venir au contact des startups. Bordeaux Métro Pulse est un lieu de preuve, d’expérimentation pour les startups. L’objectif est de trouver la meilleure façon d’amener les nouveaux produits sur le marché, de participer à la hausse de l’emploi mais aussi au transfert de technologie pour diffuser de nouveaux usages en direction des habitants de la Métropole » analyse Agnès Grangé, déléguée régionale du groupe La Poste et figure emblématique de l’écosystème numérique bordelais, notamment pour le rôle moteur qu’elle a joué dans la labellisation French Tech de Bordeaux.

Validation du modèle économique

Bordeaux Métro Pulse associe aux startups venues faire la preuve de la viabilité de leur modèle économique des grands groupes. Moyennant un ticket d’entrée de l’ordre de 20 à 30 K€, les groupes peuvent ainsi mettre des startups qu’ils soutiennent à l’épreuve des faits. C’est le choix que viennent de faire à l’occasion de ce lancement, en plus de La Poste, Bouygues Immobilier, Sopra Steria et Veolia.

« Je voulais saluer cette dynamique. Bordeaux Métropole défend et promeut son attractivité et pour faire face à l’arrivée de nouveaux habitants nous allons devoir créer 100.000 emplois dans les années à venir. La puissance publique doit accompagner ce phénomène. Tisser des liens entre grands groupes et petites entreprises c’est très important et ce lieu réceptacle est absolument nécessaire pour incuber des nouvelles entreprises et créer des emplois » a expliqué en substance Virginie Calmels, adjointe au maire de Bordeaux, Alain Juppé, en charge de l’économie, de l’emploi et de la croissance durable, vice-présidente de Bordeaux Métropole et présidente de la commission Attractivité économique, emploi et rayonnement métropolitain.

Smart city = infrastructures + entreprises

Virginie Calmels a rappelé que Bordeaux Métro Pulse était l’adaptation bordelaise de la plateforme Tuba, créée à Lyon. « On aime bien piquer des idées aux Lyonnais. Ils ont bien réussi mais ils sont connectés à la LGV depuis longtemps… Et puis les Lyonnais sont aussi très efficaces en marketing territorial.Pour réussir, nous devons associer toutes les collectivités » a prévenu Virginie Calmels. C’est Alain Turby, maire de Carbon-Blanc, délégué métropolitain à la Métropole numérique, qui a trouvé le nom de Bordeaux Métro Pulse… « Je n’ai pas eu à beaucoup forcer, puisque nous avions déjà les mots Bordeaux et Pulse », s’est-il excusé en souriant.

Alain Turby a observé que la technologie ne suffisait pas à elle seule à changer les usages et que de ce point de vue il était nécessaire de se tourner vers les entreprises, le développement de la ville intelligente (smart city) étant une conjonction des infrastructures et de l’entreprise. Mathieu Barbaud, responsable de l’open innovation à Bouygues Immobilier, Philippe Lagrange, directeur général adjoint Délégation France du groupe Veolia et Jérôme Perdriaud, directeur de l’innovation Aquitaine de Sopra Steria ont expliqué le sens de l’implication de leurs groupes respectifs dans cette démarche innovante.

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