Par La Tribune Bordeaux

V

irginie Calmels, vice-présidente de Bordeaux Métropole, adjointe au maire de Bordeaux en charge de l’Economie, de l’Emploi et de la Croissance durable à la Mairie de Bordeaux, est intervenue en conclusion du Forum Smart City Bordeaux.

Invitée à conclure la 3e édition du Forum Smart City Bordeaux, organisé cette année sur le thème « Sérénité et confiance, la ville heureuse », Virginie Calmels, vice-présidente de Bordeaux Métropole, adjointe au maire de Bordeaux, a affirmé l’importance de « réussir l’équilibre entre le bien-vivre et le développement économique ».
Elle a en préambule abordé l’importance de la couverture numérique des territoires, « avec une vraie ambition, ici à Bordeaux parce qu’on est convaincu que le développement économique, l’attractivité d’une ville ne peut s’opérer que si évidemment la couverture numérique est à la hauteur des ambitions du territoire ».

Rappelant l’importance d’avoir une ville qui optimise ses infrastructures pour l’ensemble des services urbains avec des solutions prédictives, qui permettent d’avoir de vrais outils de gestion de data, elle a évoqué les notions d’open innovation, pilotage de projets collaboratifs, partage de compétences.

« Le développement accéléré des technologies pose un certain nombre de questions clé, en termes de gouvernance de la métropole, dans son lien avec les citoyens, avec toutes les entreprises, les acteurs de l’écosystème et de la ville. Pour les collectivités locales comme la ville de Bordeaux ou la métropole c’est clairement l’opportunité de soutenir ces avancées en mettant à disposition des acteurs de l’innovation des données agrégées et qui soient de qualité, ces datas c’est la matière première des stratégies d’innovation pour le territoire. »

Evoquant dans son discours la labellisation French Tech ou la marque Magnetic Bordeaux, elle s’est également interrogée sur les perspectives qui sont tracées par ces évolutions numériques.

« Qu’est-ce qu’elles vont impliquer pour les collectivités, les entreprises, les citoyens en matière d’innovations, de services, d’éducation, de culture, de démocratie participative ? Nous voulons rendre la ville plus vivante mais également plus humaine et plus citoyenne. Les citoyens sont de plus en plus informés et même surinformés, ils sont exigeants, plus lucides, réactifs, collaboratifs, communautaires, et on constate très clairement une montée en puissance de l’engagement citoyen dans toutes les démocraties des pays développés. Ce que les citoyens nous disent c’est qu’ils veulent plus d’horizontalité, plus de lien direct, plus de collaboratif, plus de temps réel. »

Un développement  numérique durable impose une réflexion sur la sécurité numérique

« Ce qui est aussi en développement, c’est plus de vérification, plus d’évaluation, ce que l’on appelle le fact checking, et qui devient une pratique commune notamment dans le débat public. Il va falloir composer avec cette nouvelle donne et avec ces changements de paradigme qui ont une influence directe sur la démocratie et le fonctionnement de nos institutions. Il y évidemment des effets très positif : plus de transparence, d’objectivation, de pragmatisme, à la fois dans l’approche des projets et dans la nécessité d’une méthode de co-construction de participation des citoyens aux projets. Bien évidemment il y a aussi des effets pervers à déplorer : piratage, risque de cyberattaque, d’effractions, détournements d’identité, fake news. Alors cette liberté doit être assurée avec l’appui de dispositifs de contrôle, qui doivent être savamment dosés, le but étant non pas d’empêcher, mais de nous protéger. Un développement  numérique durable impose une réflexion sur la sécurité numérique.

Il est important de veiller aux phénomènes de ruptures qui peuvent être constatés. Il est de notre devoir de soutenir des personnes qui peuvent se sentir dépassées voire découragées par ces innovations technologies qui vont très vite et qui ne leur parlent pas forcément. Eviter de tomber dans une citoyenneté à deux vitesses. Nous devons absolument éviter cette rupture pour favoriser une ville heureuse, plu équilibrée, plus harmonieuse. C’est un défi collectif que nous avons à relever, on doit faire des choix. En cela la démarche Magnetic Bordeaux a elle-même montré dans sa méthode sa capacité d’innovation. D’abord parce qu’elle est collaborative, moi je ne crois pas au travail en silo avec des gens enfermés dans une case, on est plus intelligents à plusieurs que tout seul et en matière de numérique on doit dépasser les barrières. Les citoyens doivent être au cœur de cette démarche pour se l’approprier, qu’elle se diffuse et puisse rayonner. Nous avons besoin de partager cette approche avec nos citoyens pour mieux vendre notre territoire pour montrer combien Bordeaux est innovante, combien cette métropole est attractive.

Cette stratégie d’attractivité doit permettre de préserver ce qui fait la force de Bordeaux c’est-à-dire sa qualité de vie, sa haute qualité de vie. Il faut concilier cette sérénité de notre mode de vie, avec un rythme qui est très accéléré dans le domaine des innovations, propres à améliorer les performances et l’accessibilité à tous de nos services publics. »

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