par Olivier Beaumont

C

’est ce qui s’appelle ne pas perdre de temps.

 

À peine installée dans la nouvelle équipe de campagne de François Fillon, la juppéiste Virginie Calmels annonce qu’elle va créer son propre parti parti politique ! « DroiteLib », en référence à son ancrage libéral, « mais aussi humaniste et progressiste » jure-t-elle. En fait, les statuts ont été déposés depuis plus d’un mois.

A 45 ans, la première adjointe du maire de Bordeaux, qui fut l’ancienne directrice générale d’Endemol monde, entend par cette initiative « capter les électeurs qui seraient tentés par un vote Emmanuel Macron », confie-t-elle au Parisien. « En clair, je veux être le missile anti-Marcon à droite, mais au profit de François Fillon », renchérit Calmels, tout en jurant qu’il ne s’agit pas d’une « démarche personnelle, d’ambition ou de franc-tireur ».

 

« Si Macron était élu en 2017, il gouvernera avec la gauche»

 

« J’ai un profil atypique, issu de l’entreprise. Macron surfe sur ça aussi. Je veux comme lui fédérer les Français de la société civile qui ne se retrouvent pas forcément dans un parti politique traditionnel, mais qui sont tout de même déterminés à faire bouger les choses dans notre pays », poursuit la nouvelle valeur montante des Républicains.

A l’entendre, il n’y a qu’à droite que ce choix serait possible, démonstration à l’appui : « Si Macron était élu en 2017, il gouvernera avec la gauche. Autant dire qu’il n’aura pas les moyens de ses ambitions. N’oublions pas que la gauche a dû passer en force, avec le 49.3, pour sa loi Travail ». DroiteLib devrait tenir son premier rassemblement public en janvier prochain.

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