J

e souhaite souligner l’importance de la réunion, pour la première fois, de l’aménagement urbain et du développement économique sous le chapeau commun du pôle métropolitain de valorisation du territoire, qui devient ainsi la 3e dimension de la feuille de route métropolitaine après la mobilité et la haute qualité de vie.

J’ai eu d’emblée à cœur de défendre cette vision d’un renouvellement urbain guidé tant par les exigences de notre qualité de vie que par les objectifs du dynamisme économique et de la création d’emplois. En tant que présidente nouvellement élue du Conseil d’administration de Bordeaux Euratlantique, et en collaboration avec Michel DUCHÊNE, Vice-Président de la Métropole en charge des grands projets d’aménagement urbain, ainsi qu’avec Anne WALRYCK, Vice-Présidente de la Métropole en charge du Développement durable, j’aurai l’occasion de poursuivre ce travail dans le cadre des grands projets qui détermineront notre avenir.

C’est là en effet tout l’enjeu de notre politique de grands chantiers d’aménagement : tout en construisant une ville d’avenir résolument orientée vers le bien vivre, nous créons à Bordeaux les conditions d’un écosystème idéal pour les entreprises. Ce sont là deux objectifs qu’il est vital d’embrasser, dans la mesure où si notre attractivité économique dépend de la qualité de vie que nous pouvons offrir à nos habitants prospectifs, cette même qualité de vie dépend à son tour des opportunités économiques que chacun sera amené à trouver à Bordeaux.

Cette problématique est notamment sensible dans le cas de l’installation de couples, où se pose souvent la question de l’emploi du deuxième conjoint. Je ne crois pas, quant à moi au

« chômage d’attractivité » dont se vantent paradoxalement d’autres responsables politiques dans d’autres collectivités : une métropole attractive avec l’ambition de Bordeaux ne peut pas se réfugier derrière de semblables prétextes. Nous devons être en mesure de développer notre économie pour accueillir tous les travailleurs ! Le développement économique devient ainsi un objectif transversal qui doit trouver sa place dans chaque politique de la Métropole.

Notre dynamisme économique est en effet l’argument essentiel que nous faisons valoir auprès des investisseurs, comme par exemple au MIPIM, le salon international de l’immobilier qui s’est tenu mi-mars, où j’ai conduit la délégation bordelaise. Nous y avons d’ailleurs remporté un franc succès auprès des promoteurs et des investisseurs immobiliers, ce qui augure bien de la tendance déjà lancée en 2015, avec une augmentation de 24 % des transactions de l’immobilier d’entreprises.

Aménager pour soutenir le commerce et l’artisanat

Une ville, une métropole telle que Bordeaux vit avant tout parce qu’elle dispose d’un dense tissu de commerçants et d’artisans, qui non seulement contribuent à sa prospérité économique, mais encore comptent parmi les principaux fabricants de lien social. Je ne pense pas qu’il existe un secteur d’activité plus emblématique de cette fonction éminemment sociale de l’économie. Aussi est-il essentiel que les opérations d’urbanisme menées à Bordeaux prennent en compte les attentes et les besoins des commerçants et des artisans.

Dans cette perspective, plusieurs projets ont été finalisés dans le cadre du programme pluriannuel « Opération Urbaine Collective », avec les partenaires économiques et l’État. En particulier, je souhaiterais rappeler les aides directes à la modernisation des magasins du quartier des Aubiers et du Cours de la Marne.

Dans le cadre de la révision du PLU, j’ai ainsi mis en avant avec Maribel BERNARD un nouvel outil d’urbanisme : les « linéaires commerciaux », qui permettront de préserver l’offre

commerciale existante au sein des polarités de quartier les plus anciennes et les plus qualitatives, en interdisant le changement de destination des locaux de rez-de-chaussée.

J’ai également été extrêmement vigilante à la programmation commerciale et artisanale des nouveaux quartiers du Projet Urbain, qui sera déterminante pour le dynamisme et la qualité de vie des futurs quartiers de la Métropole. Je prête ainsi une attention toute particulière aux différentes destinations de pieds d’immeubles proposées par les opérateurs et investisseurs immobiliers. Créer un nouveau quartier, cadre d’interactions humaines, urbaines, est une opération particulièrement délicate et exige de trouver un nécessaire équilibre pour éviter soit le modèle de la cité dortoir, soit celui du quartier économique sans âme.

Créer un espace urbain au service des entreprises

Dans le cadre des diverses opérations d’aménagement de la Ville et de la Métropole de Bordeaux, j’ai veillé – et continue de le faire – à ce que Bordeaux projette une forte image de métropole business friendly, capable d’apporter son assistance aux acteurs économiques dans toutes les dimensions d’un projet d’installation : recherche d’une localisation optimale, identification d’opportunités foncières et immobilières, accompagnement sur les aspects réglementaires, notamment les dépôts de permis de construire.

Entre 2014 et 2015, notre politique proactive d’aménagement et d’attractivité économique noua a permis d’assister le développement du site de Construction Navale de Bordeaux sur le secteur Brazza, d’accompagner SAFT dans le cadre du schéma d’aménagement de Cracovie, de Bassins à) flots et de la Place Latule, d’œuvrer à l’implantation du pôle naval à Bassins à flots, de développer le Marché d’Intérêt National de Brienne dans le périmètre de Bordeaux Euratlantique, de développer les activités du site des Ateliers Industriels Aéronautiques de Bordeaux, spécialisés dans la maintenance des moteurs d’avions militaires, ou encore d’assister l’entreprise Immersion, spécialisée dans les technologies 3D, dans le cadre de la relocalisation de son siège social et de l’ensemble de ses activités – mais je pourrais également citer Thalès, Gensd’estuaire, Catherineau, Lectra, Groupama,

CDC ou le Crédit agricole…

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