Interview réalisée par Olivier Harmant

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irginie Calmels était  l’invitée d’Olivier Harmant dans les Echos TV ce lundi 16 janvier 2017.

« Il est vrai qu’Emmanuel Macron s’est aussi positionné pour parler à la société civile. En revanche, il me semble que l’on est un peu dans l’usurpation », tacle Virginie Calmels, ancien soutien d’Alain Juppé lors de la primaire de la droite, désormais ralliée à François Fillon. 

« Il a fait croire [au] « ni de droite, ni de gauche ». In fine, on voit bien qu’Emmanuel Macron est profondément de gauche et finalement, qu’il est un mini-Hollande. C’est lui qui a susurré à l’oreille de François Hollande son projet économique, qui a été désastreux – avec l’accroissement massif des impôts. Il a été ensuite son ministre de l’Economie pendant deux ans »

Avec son mouvement « DroiteLib », la première adjointe au maire de Bordeaux espère convaincre les électeurs qui sont distants des partis politiques traditionnels, en particulier des centristes ou des indépendants qui pourraient être tentés de voter pour Emmanuel Macron plutôt qu’en faveur du candidat de la droite. A la question de savoir si le fondateur d’ « En Marche » bénéficie d’une image de « nouveauté » qui pourrait faire défaut à François Fillon, Virginie Calmels considère  : « Surtout pas. Je pense que l’on se trompe d’objectif. Là, il s’agit de la plus haute fonction, d’être chef de l’Etat. Et je n’ai pas envie que l’on retombe dans le quinquennat de Hollande, avec des amateurs, avec quelqu’un qui ne serait pas prêt ».

Par ailleurs, Virginie Calmels revient également sur les récentes divisions qui sont survenues à droite. Lors du Conseil national du parti Les Républicains ce week-end, François Fillon a été obligé de rappeler à l’ordre plusieurs personnalités , notamment sur les sujet du non-cumul des mandats (décidé sous François Hollande) et de la défiscalisation des heures supplémentaires. « C’est une ou deux personnes », tient à rassurer Virginie Calmels. « Il y a eu un temps de la déception pour des écuries différentes, et il y a eu des personnes qui ont eu des déceptions et quelques aigreurs. Maintenant, je crois que nous devons tous être focalisés sur l’intérêt de la France ».

Lors de l’émission, Virginie Calmels aborde également les récents cafouillages et couacs de François Fillon sur son programme de santé. « Là où il a bien fait, c’est qu’à un moment-donné, vous avez des idées, et certaines ne sont pas très bien comprises, donc il faut continuer la pédagogie, ou certaines ne sont pas très bien préparées », reconnaît-elle.

« Il y a eu un temps de la déception pour des écuries différentes »

« Il s’agit d’une ou deux personnes », tient à rassurer Virginie Calmels au sujet des divisions ayant émaillé le Conseil national du parti Les Républicains, notamment sur le sujet de la défiscalisation des heures supplémentaires et le non-cumul des mandats. « Il y a eu un temps de la déception pour des écuries différentes, et il y a eu des personnes qui ont eu des déceptions et quelques aigreurs. Maintenant, je crois que nous devons tous être focalisés sur l’intérêt de la France ».

« Je n’ai pas envie que l’on retombe dans un quinquennat avec des amateurs »

« Je pense que l’on se trompe d’objectif. Là, il s’agit de la plus haute fonction, d’être chef de l’Etat. Et je n’ai pas envie que l’on retombe dans le quinquennat de Hollande, avec des amateurs, avec quelqu’un qui ne serait pas prêt », estime Virginie Calmels à la question de savoir si certains électeurs seraient plus tentés par Emmanuel Macron que François Fillon, notamment grâce à sa relative « nouveauté » dans le paysage politique français.

« Fillon a eu l’humilité de reconnaître qu’une mesure de son projet n’était pas assez travaillée »

Alors que la campagne de François Fillon a connu quelques couacs, en particulier au sujet de son projet de réforme de l’Assurance maladie, Virginie Calmels reconnaît  : 

« A un moment-donné, vous avez des idées, et certaines ne sont pas très bien comprises – donc il faut continuer la pédagogie – ou certaines ne sont pas très bien préparées. En l’occurrence, dans le domaine de la santé, il a accepté l’idée que, peut-être, ce n’était pas assez abouti, et que cela méritait d’être retravaillé avec des experts, des professionnels. Tant mieux  : c’est l’humilité de reconnaître qu’une mesure de son projet n’était pas assez travaillée ».

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