S

ur France Inter, Léa Salamé m’a interrogée sur la question de la rémunération des dirigeants d’entreprises. Cette polémique a été suscitée par le Gouvernement pour apaiser son aile gauche et donner des gages de rectitude idéologique, à un moment où notre pays a plus que tout besoin de paix sociale.

Dès lors, l’affaire du salaire du PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. La quasi totalité des rémunérations des chefs d’entreprise dépendent de critères de performance et sont conformes à la volonté des actionnaires. C’est à la fois la lettre et l’esprit du code AFEP-MEDEF, qui est l’expression de la capacité des acteurs à s’auto-réguler pour éviter de contraindre l’Etat à légiférer. 

Enfin, je reste fermement opposée à l’encadrement des salaires, proposé par plusieurs parlementaires de la majorité et du Front de gauche.
Au-delà de l’absurdité de voir confier à l’Etat la gestion arbitraire d’un argent qui ne lui appartient pas, cela aurait pour effet de brider et de faire fuir les talents dans un contexte où plusieurs groupes français ont décidé de déplacer leur siège social à l’étranger, à l’instar de Lafarge et Technip.

Il est urgent d’éviter tout dirigisme en la matière si l’on ne veut pas agir contre l’attractivité de la France !

-VCa

Recent Posts