C

lélia, chargée de mission au sein d’un Think-Tank libéral, plaide pour plus de libéralisme en France. Comme chaque semaine, Droitelib’ donne la parole à un de ses jeunes.

«On demeure dans l’incertitude, et on restera jusqu’à la fin sans savoir à quoi s’en tenir».

En 1925, André Gide évoquait déjà dans Les faux-monnayeurs l’instabilité notoire qui définit cette présidentielle 2017; faiblesse et fragilité ne sont pas l’apanage du siècle précédent, ils ressurgissent, cycliquement. Et, nous y goûtons aujourd’hui. Alors que la campagne bat son plein, que l’inédit y épouse l’impensable, que le jamais-vu sertit ces inédites noces, nous assistons à la mutation de la vie politique. La bipartisme traditionnel s’est mut en une intense quadripartition, engendrant l’hésitation dans nombre d’esprits. Dès lors, que reste-t-il, sinon patienter jusqu’à dimanche prochain- 20H- pour apprécier l’issue de ce mariage alliant conjoncture incertaine et abstentionnisme récurent.

Argué tantôt par les journalistes, tantôt par ses opposants, cette campagne marque le come-back timide du libéralisme. Néanmoins, et sans surprise, l’engouement à son égard reste modéré. Ce désamour se reflète dans les programmes des candidats, puisque selon les baromètres, seuls 2 candidats sur 11 relèvent de la catégorie des libéraux. Mais, contrairement aux apparences, ce libéralisme, fustigé, pointé du doigt, que l’on dépeint volontiers comme démoniaque et mortifère, n’a rien contre l’État affaibli… Bien au contraire ! Virginie Calmels prône un libéralisme renouveléversion 2.0- développé dans l’actuelle quatrième révolution industrielle portée par l’envolée du numérique. C’est une vision libérale tournée vers l’avenir qui prend en considération les profondes mutations à venir et il faut voir en elle la capacité aujourd’hui et plus que jamais de redresser notre pays !

A la différence de nos aînés nous ne voulons et ne pouvons plus nous reposer sur un État fatigué, usé, désabusé, et désuet par l’éparpillement de ses champs d’actions mais bien retrouver cette France prospère, si chère, contée par nos aïeux.

Laissons-donc l’État, se recentrer sur ses priorités pour redevenir un État Faste, Fort et Fier ! En voulant trop s’investir sans objectifs définis, l’État s’est perdu. L’État s’est perdu dans l’envol de sa dépense publique, cette dernière atteignant aujourd’hui 57% de la richesse nationale. L’État s’est perdu dans la valeur du portefeuille coté des entreprises dont il est actionnaire et qui constamment baisse — elle a perdu 29 % entre 2010 et 2016. Un État perdu qui oublie les opportunités françaises telles que l’industrie, ce secteur est passé de 20 à 12% du PIB contre 23% en Allemagne. Enfin, un État porté par un gouvernement qui se contente de peu, avec un taux de chômage qui a atteint 9,6% et plus alarmant, 25% des actifs de moins de 25 ans sont au chômage. Face à ce constat, faisons enfin preuve de pragmatisme !

Ainsi, il est temps de prendre des mesures fortes, courageuses et concrètes, celles pensées pour nos entreprises — pièces maîtresses de notre modèle économique et source de revitalisation de nos territoires. Il est temps de mettre fin à l’état-actionnaire, baisser massivement les charges qui pèsent sur le travail, ouvrir la possibilité aux salariés de travailler quand ils souhaitent ou instaurer une part de capitalisation pour les retraites ! En 2017, libérons les énergies dans tous les segments de l’économie pour retrouver la compétitivité et l’attractivité !

Enfin, gardons toujours à l’esprit que la liberté est un indicateur de la santé de notre démocratie. Elle demeure le moteur de l’humanité et le meilleur système actuel dans lequel nous puissions évoluer.

Oui, le libéralisme se soucie de l’humain, désire le progrès social, la justice, l’équité et porte l’envie constante de générer du bien pour tous !Qui n’a jamais souhaité cela ?

Je me suis engagée aux côtés de Virginie Calmels parce qu’elle est de ces femmes, dont le dynamisme, la modernité et le courage ne font plus débat. Son discours juste et pragmatique témoigne de son souci des enjeux futurs. Virginie Calmels nous laisse encore, nous jeunesse française, éveillée mais parfois oubliée, croire que nous sommes l’avenir, que nous sommes le changement, espéré, attendu !

Faisons en sorte que l’incertitude nous laisse un sentiment positif et non un goût amer- comme le disait si justement Alphonse Karr, «l’incertitude est le pire de tous les maux jusqu’au moment où la réalité vient nous faire regretter l’incertitude ». Alors, dimanche prochain, si toi aussi tu aspires, défends la liberté comme fondement de notre société et conteste un protectionnisme dévastateur …défends nos valeurs libérales !

Clélia, membre des jeunes de DroiteLib, responsable des relations associatives.

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