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ous venons de vivre des moments d’une violence inouïe et je crois que beaucoup d’entre vous partagent ma lassitude, voire même ma colère, face aux joutes stériles qui ne permettront pas à la France de sortir de l’impasse. Croyez bien que ce n’est en rien du fatalisme ou de la résignation. Il est pleinement de notre devoir et, en notre pouvoir, de dépasser les postures et les rancœurs pour se consacrer pleinement à l’intérêt général.

 

C’est pourquoi, plus que jamais, je souhaite développer notre mouvement libéral et humaniste pour aborder des thématiques essentielles mais parfois trop survolées par le débat public, faire des propositions concrètes, voire disruptives, parler aussi du « comment » au-delà du « quoi », et assumer notre refus de voir fleurir dans les rangs de la droite les politiques les plus intrusives et protectionnistes ou les politiques les plus réactionnaires et caricaturales.

A court terme, en ce qui concerne la campagne électorale, je vous confirme souhaiter, aujourd’hui comme hier, la victoire de la droite et du centre à la présidentielle et aux législatives. Je ne me résoudrai pas à favoriser l’élection d’Emmanuel Macron, dont je m’inquiète du flou du positionnement, de l’inexpérience politique et du projet trop timoré pour redresser le pays ; moins encore celle de Marine Le Pen, dont les valeurs sont aux antipodes des miennes et dont le projet conduirait à l’appauvrissement des Français.

À titre plus personnel, les semaines que nous venons de vivre auront eu le mérite de me faire prendre conscience de la différence entre les politiques de métier et un profil comme le mien, de femme de la société civile récemment engagée en politique. A chacun son métier ! Je crois que les profils issus de la société civile ont une plus-value à apporter avant tout sur les aspects programmatiques, en fonction de leurs domaines de compétence. Des méthodes de management au travail en équipe en passant par la circulation de l’information, ils sont par ailleurs utiles à la fluidité du système. Ils cassent les codes. Ils challengent les raisonnements. Ils posent des questions originales. Ils n’ont aucun passif avec les membres de la classe politique. Ils sont dans l’action. Bref, ils redonnent à la politique ce rapport au réel dont elle a souvent tendance à s’isoler.

Tirer à boulet rouge sur nos opposants, défendre un homme « avec ses faiblesses, ses passions, ses imprudences » plutôt qu’un projet, n’ont pas été mes interventions récentes les plus convaincantes. Mon engagement dans la campagne privilégiera donc la défense du programme, notamment sur les sujets économiques et financiers.

Je souhaite également que notre mouvement fasse la part belle aux jeunes, à ceux qui ont le courage de s’engager, de croire en leur avenir et en celui de notre pays, de comprendre que le propos de Montalembert « Vous avez beau ne pas vous occuper de politique, la politique s’occupe de vous tout de même » conserve, un siècle et demi plus tard, toute sa pertinence.

C’est parce que je ne me résous pas à voir la politique comme un espace clos, réservé à quelques initiés qui se partagent les missions et les rôles, offrant en triste spectacle leurs privilèges face à des spectateurs impuissants, que DroiteLib’ peut et va apporter sa pierre à l’édifice de l’intérêt général et du redressement de la France.

Vous pouvez compter sur ma détermination et mon amitié. J’espère pouvoir compter sur votre soutien.

Virginie Calmels

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