L

e peuple britannique a décidé par référendum de quitter l’Union européenne. Leur décision est sans appel, la participation record. Dont acte.

Un second débat devrait s’ouvrir dans les prochaines semaines tant la campagne a pu l’écarter au nom d’une « convergence des luttes » : d’un côté, il y a ceux qui ont défendu le brexit pour rendre la Grande-Bretagne plus protectionniste, mener une politique colbertiste et administrée, où l’Etat reviendrait au cœur du jeu économique ; de l’autre, il y a ceux qui ont défendu le brexit pour rendre la Grande-Bretagne plus libérale, ne pas l’enfermer plus longtemps dans un carcan européen de directives et de règlements, de mécanismes rigides et surannés qui nuisent à l’esprit d’entreprise. Ce débat est capital pour nos voisins d’outre-manche. Il sera probablement intéressant à observer.


Quant à nous, c’est le moment idéal pour nous interroger sur l’Europe que nous voulons. Pour ma part, je veux une Europe efficace dans l’assurance de notre sécurité collective ; une Europe engagée en matière d’échanges universitaires et de formations ; et surtout une Europe qui libère toutes les énergies en favorisant la simplification et la décentralisation, en sortant d’une logique qui consiste à vouloir apporter une réponse juridique à tout problème économique ou social, en faisant, tout simplement, davantage confiance au citoyen pour créer, pour innover, pour entreprendre.
Rebâtir l’Europe est un objectif enthousiasmant, mais il ne pourra se faire selon moi qu’en refusant tout élargissement et qu’en resserrant son périmètre. C’est ce débat que je voudrais voir émerger !

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