Jean-Bernard Gilles pour SUD OUEST

L

a nouvelle vice-présidente de Bordeaux Métropole rendra publique sa feuille de route en mars. Elle révèle ses objectifs pour l’agglo.

Au fond, Virginie Calmels n’a pas été surprise des conclusions de l’enquête de Price-Waterhouse-Coopers. Cette étude comparative a établi un palmarès objectif des forces et faiblesses des 15 principales métropoles françaises à l’aune de 64 critères.

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Bordeaux y occupe une enviable quatrième place au classement général. La Métropole l’emporte sur toutes ses rivales en matière de qualité de vie, remporte une solide place au pied du podium pour ce qui est de son capital économique, mais pointe en septième position pour sa connexion internationale, loin derrière Lyon, Toulouse et bien sûr Paris sur ce critère pourtant essentiel à la compétitivité d’un territoire.

« Nous devons nous féliciter de cette première place pour ce qui est de notre cadre de vie, mais avoir aussi pleinement conscience de nos pistes d’amélioration », explique l’élue en passe d’être nommée à la présidence d’Euratlantique.

Sièges sociaux

Dans ce quartier d’affaires qui se développe aujourd’hui surtout par redéploiement d’activités déjà installées sur le territoire, il va falloir monter d’un cran : « Nous y travaillons avec de bons espoirs d’accueillir des sièges de grands groupes, mais ces dossiers émergent lentement », concède l’élue.

L’agglomération, selon nos informations, n’a pas renoncé à attirer à elle le siège, social ou administratif, d’Airbus Safran Launchers. Mais son PDG ne le confirme pas. Le monde de l’assurance et du conseil est également dans la zone radar de prospection.

« Nous devons aussi progresser en tant que capitale intellectuelle », dit Virginie Calmels, qui veut faire de la formation au cloud, au Data, au numérique et aux énergies renouvelables de prochaines « spécialités bordelaises ». Plusieurs pistes sont à l’étude pour la création d’antennes d’universités ou d’écoles parisiennes.

Troisième axe, et non des moindres : la mise en réseau des pépinières et autres technopoles, publiques et privées, de l’agglomération. Virginie Calmels compte aussi sur la réflexion de marketing territorial en cours, qui devrait déboucher, entre autres, sur un slogan porté par tous à l’international, à l’instar d’« Only Lyon ». « Nous devrons taper juste », conclut l’élue. Et mettre des moyens.

 

 

http://www.sudouest.fr/2016/02/15/la-strategie-de-calmels-pour-la-metropole-2273758-2780.php

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